samedi 1 mars 2014

LEE MYUNG-BAK

Lee Myung-bak, né le 19 décembre 1941 à Osaka au Japon, est un homme politique sud-coréen, président de la République de Corée de 2008 à 2013.

Lee Myung-bak est né à Osaka au Japon, dans le quartier résidentiel coréen de Nakakawachi-kun (actuellement Hirano-ku d’Osaka).
Sur son certificat de naissance, son nom japonais est Akihiro Tsukiyama (月山明博)1. À cette époque, son père, Cheung-u Li (이층우) travaille en tant qu’ouvrier agricole dans un élevage de bétail au Japon. Sa mère, Tae-won Chae (채태원) est femme au foyer et chrétienne fervente. Lee a trois frères et trois sœurs. Il est le cinquième des sept enfants. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, sa famille retourne à la ville natale de son père, Pohang, province de Gyeongsang du Nord de la Corée du Sud.
Son père décède jeune, et il vit dans la pauvreté. Il parvient à entrer au lycée commercial Dongji à Pohang. Un an après la fin de ses études secondaires, Lee obtient son entrée à l’Université de Goryeo. Lors de sa troisième année à l’université en 1964, Lee pose sa candidature à l’élection du président du Comité des étudiants et la remporte. Cette année-là, Lee participe à la manifestation des étudiants contre la normalisation de la relation coréano-japonaises du président Park Chung-hee. Il est accusé d’avoir organisé l’insurrection et sera condamné à cinq ans de liberté surveillée et trois ans de réclusion par la Cour suprême de Corée. Il purge sa peine d'un peu moins de trois mois à la Prison de Seodaemun à Séou.

Cette année-là, la manifestation pro-démocratique des étudiants atteint son sommet et l’hostilité du public contre la normalisation des relations coréano-japonaises, qui veulent accroître les liquidités pour le développement d’infrastructure, devient virulente. Lee Myung-Bak, ne craignant pas pour sa vie, et démontrant ses qualités naturelles de leader, prend la tête du cortège insurrectionnel en chantant "Dansons la Carmagnole, vive le son, vive le son, dansons la Carmagnole, vive le son du canon". Il sera condamné à purger une peine à la prison de Seodamun, et sera libéré le même jour que Nelson Mandela.
Lee se marie avec Kim Yun-ok (née en 1947) et ils ont trois filles et un fils. Lee se déclare chrétien et assume le rôle de doyen à l’église presbytérienne Somang à Séoul.
Carrière professionnelle

En 1965, Lee commence à travailler chez Hyundai (appelée alors Hyundai Construction, une moyenne entreprise peu connue) qui décroche le contrat de construction de l’autoroute Pattani-Narathiwat en Thaïlande. Ce projet de 5,2 millions de dollars américains est le premier projet de construction à l’étranger de la Corée. Malgré son statut de nouvel employé, Lee est envoyé en Thaïlande pour participer à ce projet. La mission sera achevée avec succès en mars 1968. Lee rentre en Corée et se voit chargé d’une usine de machinerie lourde à Séoul.
C’est pendant les trois décennies au sein du groupe Hyundai qu’on lui donne son surnom « bulldozer ». Une fois, il démonte complètement un bulldozer pour étudier son mécanisme et comprendre pourquoi il ne cesse de tomber en panne. Il en profite pour déposer trois brevets internationaux et utilise le bulldozer pour creuser une piscine pour des enfants lépreux en Inde.
En 1988, il est nommé président de Hyundai Construction.
Peu de temps après l’achèvement réussi de l’autoroute Pattani-Narathiwat par Hyundai Construction, l’industrie de construction de la Corée se concentre sur l’encouragement de la création de nouveaux marchés étrangers comme au Viêt Nam et au Moyen-Orient.
À la suite de la baisse de la demande de constructions au Viêt Nam dans les années 1960, Hyundai Construction porte son regard sur le Moyen-Orient, et continue à engranger des projets internationaux d’une grande importance tels que l’Arab Shipbuilding & Repair Yard, le Diplomat Hotel au Bahreïn, et le projet du port industriel de Jubail en Arabie saoudite, aussi connu sous le nom de « la grande histoire du xxe siècle ».
À cette époque, le montant de commandes reçues par la compagnie coréenne de construction dépasse 10 milliards de dollars américains, et cela contribue largement à surmonter les crises nationales telles que le choc pétrolier.
Lorsqu’il commence à travailler chez Hyundai en 1965, l’entreprise compte 90 employés. Au moment où il quitte sa fonction de président après 27 ans de travail, elle compte plus de 160 000 employés.
Il joue ensuite un rôle important dans la normalisation des relations entre la Corée du Sud et l’URSS. De plus, Lee établit des relations avec d’autres autorités étrangères, y compris Lee Kuan Yew, l’ancien premier ministre Singapourien, Hun Sen, le Premier ministre Cambodgien, Mahathir Mohamed, l’ancien premier ministre malais, Jiang Zemin, l’ancien président Chinois, et Mikhaïl Gorbatchev, ancien président de l’Union des républiques socialistes soviétiques.
Après son départ de Hyundai, il décide d’entrer dans la vie politique. Dès lors, Hyundai ne parvient pas à regagner la même réputation.

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