lundi 17 février 2014

FARAH PAHLAVI ( 1938-

Farah Pahlavi (en persan : فرح پهلوی), née le 14 octobre 1938 à Téhéran (Iran) sous le nom de Farah Diba (en persan : فرح دیبا), a été la troisième et dernière épouse de Mohammad Reza Pahlavi, chah d'Iran, de 1959 à 1980. D'abord reine (maleke), elle est faite impératrice (chahbanou) en 1967, titre qu'elle va porter officiellement jusqu'au renversement de la monarchie en 1979.
À la mort de son époux, survenue en exil au Caire, c'est Farah théoriquement qui assure la régence de jure à partir du 29 juillet 1980 (jour des funérailles) jusqu'au 31 octobre 1980, jour du vingtième anniversaire du prince héritier Reza, soit l'âge légal pour prêter serment en tant que souverain (de jure), selon la législation en vigueur avant l'instauration de la République islamique d'Iran.

En exil depuis le 16 janvier 1979, l'ex-impératrice d'Iran partage sa vie entre les États-Unis, la France et l'Égypte. En 2003, la publication de ses mémoires fait l'objet d'une importante médiatisation.




Farah Diba est l’unique enfant de Sohrab Diba et Farideh Ghotbi. Les Diba (« soie » en persan) sont une famille d’origine azérie, tandis que le clan des Ghotbi vit sur la côte caspienne dans la province de Gilan.
Son père, Sohrab Diba, juriste diplômé et capitaine dans l’armée iranienne impériale, meurt en 1948 suite à une opération. Farah Diba sera élevée par sa mère et par un oncle qui travaille comme architecte. Il influencera en partie les études de sa nièce : elle étudie au lycée français de Téhéran puis à l’École spéciale d'architecture du boulevard Raspail à Paris, où elle est notamment l'une des étudiantes du professeur Albert Besson. Pendant ses études à Paris, elle habite au Collège Néerlandais, une des résidences de la prestigieuse Cité internationale universitaire (CIU). C’est lors d’une rencontre entre la délégation d’étudiants iraniens dont elle fait partie, et le chef de l’État iranien qu’elle fait la connaissance de son futur époux. C'est le beau-fils de celui-ci, Ardeshir Zahedi, qui les présente l'un à l'autre.

Mariage et couronnement
Après plusieurs rencontres privées, le couple annonce ses fiançailles, le 1er décembre 1959 et le mariage royal est célébré le 21 décembre 1959, faisant d'elle la nouvelle reine d’Iran. Le chah avait déjà été marié deux fois : son mariage avec la princesse Fawzia d'Égypte (née en 1921), dont est née une fille, Shahnaz, fut annulé en novembre 1948, après avoir duré neuf ans. Ses secondes noces avec Sorayah Esfandiari Bakhtiari furent rompues en 1958.

Le couple a quatre enfants :
Reza Pahlavi, né le 31 octobre 1960, prince impérial
Farahnaz Pahlavi, née le 12 mars 19634
Ali-Reza Pahlavi, né le 28 avril 19665, héritier présomptif de son frère, décédé le 4 janvier 2011 aux États-Unis (suicide)
Leila Pahlavi, née le 27 mars 1970, décédée le 10 juin 2001 à Londres d'une surdose de somnifères. Elle est inhumée à Paris, au cimetière de Passy avec sa grand-mère, Farideh Diba.


Couronnement du couple impérial, le 26 octobre 1967.
S'occupant d’associations caritatives, elle favorise la création de grands centres de soins : des léproseries et plusieurs hôpitaux. Elle sera un des moteurs de la révolution blanche, un programme social du Chah des années 1960.
Le 26 octobre 1967 a lieu le couronnement du chah, au Palais du Golestan, à Téhéran. C'est à l'occasion de cette cérémonie, que la reine Farah est sacrée par le souverain qui lui dépose lui-même la couronne sur sa tête. Elle porte désormais le titre d'impératrice (chahbanou). Il s'agit d'une année importante, car c'est la première fois dans l'histoire de l'Iran qu'une femme reçoit vocation à la régence du pays en cas de vacance du trône. En 1968, elle effectue un déplacement en France afin d'assister aux cérémonies d'ouverture des jeux olympiques d'hiver de Grenoble dans le stade olympique de la ville.

Révolution et exil
Face aux grandes manifestations contre le chah, manœuvrées par les commerçants du bazar et les islamistes de l'ayatollah Khomeyni, qui marquent le début de la révolution iranienne, le chah quitte l'Iran le 16 janvier 1979 avec sa famille et n'y reviendra plus. Il meurt le 27 juillet 1980 au Caire des suites d’un cancer.

Farah Pahlavi vit aujourd'hui entre les États-Unis, l'Égypte et Paris pour l'essentiel. Sa mère, Farideh Diba (née Qotbi), atteinte de la maladie d'Alzheimer, décède en novembre 1999. Deux ans plus tard, le 10 juin 2001, sa fille cadette la princesse Leila, est retrouvée sans vie dans un hôtel londonien : dépressive, elle avait absorbé des somnifères et de la cocaïne. Farah Pahlavi publie ses mémoires en octobre 2003. En 2010, dans l'album Bleu Noir, la chanson Leila de Mylène Farmer lui est dédiée, après que la chanteuse l'a fait écouter à l'impératrice. Le 4 janvier 2011, elle perd son second fils, le Prince Ali-Reza, qui met fin à ses jours par arme à feu dans son domicile de Boston.

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