lundi 14 mai 2012
BACHAR EL-ASSAD
Bachar el-Assad (en arabe : بشار الاسد), né le 11 septembre 1965 à Damas, est un homme d’État syrien, président de la République depuis la mort de son père, Hafez el-Assad, en 2000.
Bachar el-Assad est de confession alaouite, une branche de l’islam.
Études
Le docteur Bachar el-Assad est le fils cadet du président Hafez el-Assad (1930-2000) et d’Anisah Makhlouf.
Bachar el-Assad a fait ses études à l’école franco-arabe al-Hurriyet de Damas. Il y apprend l’anglais et le français qu’il parle couramment. Il passe son baccalauréat en 1982, puis entame des études de médecine. Doctorat en poche, il exerce de 1988 à 1992 comme ophtalmologiste à l’hôpital militaire de Tishreen (banlieue de Damas), puis part à Londres pour se spécialiser en ophtalmologie, où il fait la connaissance de sa future femme, Asma al-Akhras, une Syrienne musulmane de confession sunnite.
Bachar el-Assad avait à l’origine un faible intérêt pour la politique. Hafez el-Assad avait préparé son fils aîné, Bassel, à prendre sa succession.
Son frère Bassel el-Assad, qui devait succéder à son père Hafez el-Assad, meurt dans un accident de voiture en 1994. Hafez el-Assad fait alors appel à son fils cadet.
Bachar est contraint de revenir en Syrie où il rentre à l’académie militaire de Homs. En 1999, il devient colonel, puis effectue des missions de confiance pour le gouvernement syrien. Il s’est notamment rendu au Liban pour rendre une visite au président Émile Lahoud et, en novembre 1999, il est reçu en tête à tête par le président Jacques Chirac à l’Élysée.
Président de la République
Politique intérieure
À la mort du président Hafez el-Assad, le Parlement amende la Constitution pour abaisser l’âge minimum du candidat à la présidentielle, qui passe de 40 à 34 ans. Il est promu deux jours plus tard général en chef des forces armées syriennes par le vice-président Khaddam. Le parlement le propose comme président de la République le 25 juin 2000. Il promet de mettre en œuvre des réformes économiques et politiques en Syrie, et est élu président de la République par un référendum qui s’est tenu le 10 juillet 2000, le peuple syrien voyant en lui un réformateur qui démocratiserait le pays.
Suite à son élection, le régime se libéralise timidement, ce qu’on appelle généralement le « Printemps de Damas ». Des centaines de prisonniers politiques retrouvent la liberté, des forums regroupant des intellectuels parlant de la démocratisation de la Syrie et de la fin de l’état d’urgence en vigueur depuis 1963 voient le jour. Sous la pression de la vieille garde du régime dont en particulier Khaddam qui craignait l’« algérisation » de la Syrie, Assad met fin à ce mouvement libéral en déclarant qu’il y a des lignes rouges à ne pas franchir. Il fait arrêter des dizaines d’intellectuels par la suite.
Il est parfois décrit comme un président devant composer avec les membres les plus radicaux de l’administration de son père qui se placent toujours dans une optique de conflit armé avec Israël. Il a cependant réalisé quelques réformes économiques. La libéralisation économique du pays a été très limitée, l’interventionnisme de l’État reste extrêmement présent et la corruption continue à nuire à l’économie du pays. Par ailleurs, les sanctions économiques mises en place par les États-Unis compliquent la situation.
Article principal : Protestations syriennes de 2011.
Débutées à partir de février 2011, ces manifestations s’inscrivent dans un contexte de protestations dans les pays arabes. Comme en Tunisie ou encore en Égypte, les manifestants demandent plus de libertés et de démocratie, ainsi qu’un meilleur respect des droits de l’homme ; ils sont durement réprimés par l’armée et les services secrets. A la date du 19 septembre 2011, le Haut commissariat aux droits de l’homme de l’ONU estime que plus de 2.600 personnes1. ont été tuées par les forces de sécurité depuis le début du mouvement de protestation en mars dernier. Les cas d’enlèvements arbitraires et de tortures sont encore plus nombreux, même s’ils sont plus difficiles à chiffrer.
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