Miyajima est une île (également appelée Itsukushima) du Sud-Ouest du Japon qui se situe dans la partie ouest de la Baie d'Hiroshima, dans la Mer Intérieur de Seto (Setonaikai) et qui appartient à la commune d'Hatsukaichi, Préfecture d'Hiroshima. Région Chugoku, île d'Honshu.
Miyajima se trouve à environ 20 km du centre d'Hiroshima.
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| Le Torii flottant |
Symbole de Miyajima
Vous avez sans doute déjà vu une image de ce portail Shinto qui semble flotter sur l’eau. La silhouette de ce monument rouge vermillon est célèbre dans le monde entier. Et si vous veniez l’admirer depuis les rivages de l’île de Miyajima ?
Cet édifice de bois rouge vermillon est un portail shinto qui symbolise la frontière entre monde profane et monde sacré. (L’île même de Miyajima était autrefois considérée comme divinité dans son intégralité). Il marque l’entrée du Sanctuaire d’Itsukushima.
Construit pour la première fois en 1168, il se situe à environ 200m du Sanctuaire.
Les meilleurs moments pour admirer le Torii
A marée haute, il semble flotter sur l’eau et offre ce spectacle unique et si célèbre.
La vue du ponton du Sanctuaire d’Itsukushima est exceptionnelle.
Cependant le point le plus proche pour l’admirer se situe sur le chemin de bord de mer de Mikasahama.
Il est accessible à pied à marée basse.
Au coucher de soleil, sa silhouette se détache en ombre chinoise sur le ciel pourpre et doré : un moment magique et idéal pour les amoureux de photo.
Le soir, lorsqu’il est illuminé, embarquez pour une croisière nocturne autour de l’île. Vous pourrez passer sous le portail à marée haute.
Des excursions en kayak de mer sont également proposées, une manière originale d’approcher le Torii.
Même en cas de typhon ou de seïsme, il ne s’ébranle pas, mais comment tient-il ?
Il n’est pas enfoncé dans le sable comme on pourrait le croire, mais tient grâce à son propre poids.
Grâce aux 4 piliers de support, ajoutés à ses 2 piliers principaux, la structure repose sur 6 pieds, ce qui lui donne une grande stabilité.
La poutre supérieure agit comme un poids : elle est remplie de galets et pèse 7 tonnes.
La construction particulière des parties où se croisent le toit et les piliers, permet d’absorber naturellement les mouvements et les tortions de la structure.
La base de l’édifice est renforcée par des piquets de bois de pin plantés dans des tas de pierres judicieusements agencées.
La couleur vermillon du Torii
Comme le Sanctuaire d’Istukushima, le Torii est laqué de rouge vermillon.
On considère que cette couleur éloigne les mauvais esprits. En outre, elle aide à lutter contre la corrosion.
Légendes, mythologie et origines des Torii
Dans la mythologie japonaise, on raconte que la déesse du soleil : Amaterasu, qui était en colère, s’était enfermée dans la grotte du Paradis (ama no iwato). Le monde était alors plongé dans l’obscurité et le chaos.
Les dieux se réunirent pour trouver une solution et installèrent des coqs sur un perchoir juste devant l’entrée de la grotte, afin qu'ils chantent éternellement.
Amaterasu, intriguée, finit par sortir et la lumière réapparut.
Les gens se seraient ensuite mis à construire des perchoirs pour oiseaux devant l’entrée des sanctuaires, ce qui pourrait expliquer l’origine de ces portails.
Le mot «torii » 鳥居 contient le kanji de l’oiseau : « tori » 鳥.
Les ornements du Torii
Un cadre contenant une calligraphie est disposée entre le toit et la poutre de traverse, de chaque côté, face à la mer et face au sanctuaire. Il s’agit d’un hengaku réalisé par le prince Taruhito Arisugawa (9ème de la famille Arisugawa-no-Miya), qui était maître dans l’art de la calligraphie et de la poésie. Il était officier de l’armée impériale japonaise et commandant notamment lors de la guerre de Boshin (1868-1869), de la Rebellion de Satsuma (1877) et de la 1ère guerre Sino-japonaise (1894-1895).
Aux 2 extrémités du toit, sont représentés une lune et un soleil dorés. (Lune face Ouest et soleil face Est). Selon les principes du Feng Shui (ou Fuusui en Japonais), la direction Nord-Est porte malheur, mais le soleil permettrait d’annuler ce sort.
et selon ...
Sanctuaire d'Itsukushima
1ère attraction touristique de l’île et site inscrit au Patrimoine Culturel Mondial, ce sanctuaire Shinto flottant sur l’eau, raconte plus de 1400 ans d’Histoire du Japon. Cette structure à l’architecture raffinée de l’époque Heian, laquée d’un rouge vermillon flamboyant contraste sublimement avec le bleu intense de la mer et le vert profond des forêts primitives du Mont Misen.
http://visit-miyajima-japan.com/fr/culture-et-patrimoine/patrimoine-spirituel-temples-et-sanctuaires/sanctuaire-itsukushima.html
Daisho-in
Un temple bouddhiste ésotérique au coeur de la Nature
Moins connu que le Sanctuaire d’Itsukushima, le Temple Daisho-in vaut pourtant le détour. Au pied du Mont Misen, en plein coeur de la Nature, ce temple bouddhiste ésotérique à l’atmosphère mystérieuse renferme de nombreux trésors : une demi-douzaine de pavillons, d’innombrables statues et statuettes bouddhistes mais également de créatures surnaturelles comme le tanuki ou le Tengu, des mandalas, des moulins à prières, une grotte... La vue depuis l’enceinte du temple est également exceptionnelle.
http://visit-miyajima-japan.com/fr/culture-et-patrimoine/patrimoine-spirituel-temples-et-sanctuaires/daisho-in.html
Le Pavillon aux 1000 tatamis et la Pagode à 5 étages
Ces 2 structures construites il y a près de 500 ans sur cette colline qui surplombe la mer à gauche de l’entrée du Sanctuaire d’Itsukushima font partie des monuments incontournables de Miyajima.
Le Sanctuaire Toyokuni est dédié au Shogun Toyotomi Hideyoshi (l’un des 3 unificateurs du Japon au 16ème siècle) et son loyal assistant, Kato Kiyomasa.
Les raisons de la construction de ce bâtiment sont clairement expliquées dans une lettre d’Ankokuji Ekei, chef moine du Temple Ankokuji.
En 1587, Ekei demande au Temple Daiganji, temple en charge de le construction et des réparations de Miyajima, ce qui inclue le Sanctuaire d’Itsukushima, de construire une bibliothèque bouddhiste dans laquelle seraient récités des Sutras Senbu-kyo chaque mois.
http://visit-miyajima-japan.com/fr/culture-et-patrimoine/patrimoine-spirituel-temples-et-sanctuaires/goju-no-to-senjokaku.html
Daisho-in
Un temple bouddhiste ésotérique au coeur de la Nature
Moins connu que le Sanctuaire d’Itsukushima, le Temple Daisho-in vaut pourtant le détour. Au pied du Mont Misen, en plein coeur de la Nature, ce temple bouddhiste ésotérique à l’atmosphère mystérieuse renferme de nombreux trésors : une demi-douzaine de pavillons, d’innombrables statues et statuettes bouddhistes mais également de créatures surnaturelles comme le tanuki ou le Tengu, des mandalas, des moulins à prières, une grotte... La vue depuis l’enceinte du temple est également exceptionnelle.
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Kikyozan Hokoin (Temple Bouddhiste)
Le Temple Daiganji (ou Kikyozan Hokoin) appartient à la branche Koyasan de la secte bouddhiste Shingon. Le fondateur du temple n’est pas connu cependant il semblerait que le temple ait été reconstruit par le prêtre Ryokai entre 1201 et 1203, à la période Kamakura.
Avant le décret de séparation du Shintoïsme et du Bouddhisme par le gouverment Meiji, ce temple était chargé des travaux de construction et d’entretien du Sanctuaire d’Itsukushima, des sanctuaires d’Hazokigu et d’Usahachimangu dans le Kyushu et de nombreux autres encore.
Dans le pavillon principal se trouvent quatre statues de Bouddha qui ont été déclarées Biens Culturel Nationaux Importants.
L’une des quatre représente Yakushi Nyorai Zazo, une statue assise du Bouddha de la Guérison et on pense qu’elle est l’oeuvre de Kobo Daishi (Kukai), le fondateur de l’école Shingon.
http://visit-miyajima-japan.com/fr/culture-et-patrimoine/patrimoine-spirituel-temples-et-sanctuaires/daiganji.html











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