dimanche 9 février 2014

KYOTO > PATRIMOINE MONDIAL


Les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO sont dits " représenter une œuvre d’art issue du génie créatif de l’homme " et avoir une " valeur universelle remarquable ". La variété, l’ancienneté et le grand nombre de sites du patrimoine mondial à Kyoto sont inégalés au Japon. Le château Nijo-jo et les 16 temples et sanctuaires énumérés ci-dessous ont été sélectionnés comme sites du patrimoine mondial par L’UNESCO en 1994. Depuis plus de 35 ans le Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, nomme, fait un catalogue et préserve les trésors de l’humanité, qu’ils soient naturels ou l’œuvre de l’homme.



Temple Nishi Hongan-ji

Le temple Nishi Hongan-ji est conçu pour impressionner. Plus bel exemple à Kyoto de l'architecture de l'ère Momoyama (1568 -1598), le temple comprend de grands bâtiments, des portes élaborées avec des ornementations en or, de luxueux autels, des statues peintes et un grand nombre d'objets considérés comme des Trésors Nationaux, dont la scène de théâtre nô la plus ancienne du Japon.

Le temple Nishi Hongan-ji est le siège de la secte bouddhique Jodo Shin, qui a le plus grand nombre d'adhérents de toutes les sectes au Japon. Passer un temps sur le grand tatami devant l'autel de la salle principale et se complaire de la splendeur des décorations, est idéal pour ressentir le pouvoir de ce mouvement spirituel influent. Peut-être quelqu'un peut-il y entrevoir la " Terre pure ", le paradis bouddhique que le décor élaboré du temple cherche à évoquer.




Temple To-ji

Conformément au décret impérial, le temple To-ji a été bâti en 794 pour protéger la ville. En l'an 823, il passera de la main de l'empereur à celle du fondateur de la secte bouddhique Shingon, Kobo Daishi. La grande pagode de 5 étages et 57 mètres de hauteur a longtemps été le centre actif de la vie communautaire et spirituelle et servi de point de repère de la ville. La salle de lecture comprend 21 mandalas saisissants qui codent les enseignements Shingon, tandis que la salle principale du temple offre aux regards un mélange de styles architecturaux chinois, indien et japonais, de même que des statues de Bouddhas guérisseurs.

Le 21 de chaque mois, le grand marché aux puces Kobo-san se déroule dans l'enceinte du temple. Il attire des vendeurs de tout le Japon et on y trouve en abondance, des objets d'artisanat, des meubles antiques et des vêtements anciens, des jouets d'enfants, des plantes et de la nourriture.


Temple Byodo-in [Ville d'Uji]

Le temple est né de la conversion d'une villa Fujiwara en temple bouddhique en 1052. La " Salle du Phœnix " (houou-do), plus connue sous le nom d'Amida-do, fut construite en1053 et c'est le seul bâtiment d'origine.
Il fut bâti pour imiter le palais du Bouddha au paradis si bien qu'il semble vraiment faire partie d'un autre monde. Ses lignes gracieuses et ses couleurs chaudes lui donnent l'apparence d'un oiseau majestueux déployant ses ailes et lorsque l'on voit son reflet sur le grand étang en face du temple, il semble pratiquement voler au-dessus de la terre. Cette vue est l'une des plus célèbres du Japon. Elle figure sur le côté face des pièces de 10 yens.
A l'intérieur, le temple abrite une statue du Grand Bouddha Amida, dont le visage capte la lumière du soleil matinal. Autour de lui, il y a de gracieuses images des Bodhisattvas dans diverses poses, jouant des instruments ou lisant des soutras. Il y a un entrain, un enthousiasme dans ces statues plus petites, qui créent un contraste excellent avec la sérénité qui se dégage d'Amida. Ces statues seraient toutes l'œuvre du prêtre et maître sculpteur Jocho.


Temple Kozan-ji [Agglomération de Takao]

Le temple de Kozan-ji est érigé dans une forêt de montagne. Des cèdres imposants bordent le chemin qui mène au temple et laissent passer quelques rayons de soleil sur le sol couvert de mousse. C'est un endroit calme et retiré. Le charme de Kozan-ji tient à son atmosphère. Vous pouvez vous asseoir sous la véranda du temple qui domine la rivière Kiyotaki-gawa, admirer le paysage de collines vertes qui l'entoure, écouter les sons de la forêt et facilement vous imaginer au 13e siècle, au moment de la fondation du temple.

Le temple fut fondé par un prêtre nommé " Myoe ", qui restaura un précédant temple de montagne avec l'aide de l'empereur retiré Gotoba. Le hall de l'empereur et l'ancienne résidence de Myoe sont toujours debouts. Cette résidence est l'un des quelques exemples restants de l'architecture de l'ère Kamakura avec sa toiture en chaume et en bardeaux.


Temple Enryaku-ji du Mont Hiei-zan [Agglomération d'Ohara]

Il est dit que le temple Enryaku-ji est l'un des centres spirituels principaux de la culture japonaise. Ancien complexe de monastères au sommet du mont Hiei-zan, il s'agit d'un endroit riche en mystères, doté d'anciens temples et d'objets rares, de ravins brumeux et de cèdres imposants, ainsi que d'une histoire longue et fascinante. C'est un endroit merveilleux à visiter, où en combinant une randonnée de choix (et de très belles vues) on a la chance d'explorer un site important de l'histoire japonaise.

Dans le hall central (Kompon Chudo), les visiteurs découvrent une salle en longueur où les autels sont en contre bas du niveau auquel l'hommage est rendu. La fumée de l'encens emplit la pièce d'un nuage odorant et donne presque mouvement aux statues et autres images sur les autels. Trois des lanternes de cette pièce seraient restées allumées depuis plus de 1200 ans.
Le temple Enryaku-ji fut fondé en 788 par le prêtre Saicho à la demande de l'empereur Kammu, comme poste de garde de la capitale Heian-kyo (Kyoto), récemment fondée, contre les esprits malfaisants qui étaient tenus d'approcher par le nord-est. Depuis ses débuts modestes, le temple Enryaku-ji s'est développé pour devenir le siège de l'Ecole Tendai du bouddhisme et à l'apogée de sa gloire, le complexe comprenait près de 3 000 bâtiments et une population de plusieurs milliers de moines. La plupart des meilleurs moines du bouddhisme japonais étudièrent à Enryaku-ji avant de fonder leur propre secte. Le temple Enryaku-ji est par conséquent le site clé de l'histoire intellectuelle et religieuse du Japon.


Temple Saiho-ji (Temple Koke-dera) [Agglomération de Matsuo]

Visiter le temple Saiho-ji est une expérience unique qui offre l'opportunité de voir un jardin d'une rare beauté dans un temple qui préserve une atmosphère sereine et empreinte de dignité. Le temple Saiho-ji est aussi connu comme le " Temple Koke-dera ", c'est-à-dire le Temple des mousses, car la croissance luxuriante des mousses a fait sa gloire. Quelques 120 types de mousses sont présents sur les deux niveaux du jardin, transformant le sol en une superbe moquette verte, nuancée d'un grand nombre d'ombres subtiles.

Le niveau inférieur est construit autour d'un étang qui a la forme du caractère japonais " cœur ". Des arbres, entre lesquels filtrent des raies de lumière, créent des ombres portées sur les mousses. En automne les feuilles des érables tournent au rouge cramoisi, créant un vif contraste avec le vert des mousses. Le niveau supérieur est un jardin de pierre dont les rocs sont disposés pour évoquer des îles sur une mer verte.

Bâti sur le site d'un ancien temple, le temple Saiho-ji a été restauré et transformé en temple zen en 1339 par le moine Muso Soseki, qui a dessiné le niveau supérieur du jardin.


Sanctuaire Ujigami jinja [Ville d'Uji]

Vestige d'un passé lointain, le sanctuaire Ujigami jinja est le plus ancien sanctuaire existant au Japon. C'est un lieu calme, serein, situé à proximité du temple Byodo-in (un autre site du patrimoine mondial de l'UNESCO) sur la rive opposée de la rivière Uji-gawa et à proximité du sanctuaire Uji, plus élaboré (une visite à Uji peut aisément inclure les trois sites).

Tout de suite en pénétrant dans l'enceinte du sanctuaire, vous verrez une vasque, alimentée par une source d'eau fraîche. Cette eau, parmi les " Sept meilleures eaux de Uji ", est tenue pour avoir des propriétés spéciales et est utilisée pour la cérémonie du thé.


Temple Daigo-ji

Le temple Daigo-ji, site du patrimoine mondial, s'étend sur la montagne Daigo-san et est très connu sous le nom de  " Temple des fleurs ". En 874, le hall Godai fut bâti au sommet de la montagne par Shobo un moine bouddhiste. Plus tard, les petits bâtiments du complexe principal et la pagode à 5 étages viendront s'ajouter au pied de la montagne. La pagode à cinq étages, dite Goju-no-to, est maintenant la structure la plus ancienne de Kyoto. Elle a notamment survécu à la Guerre Onin dans les années 1400.

Le deuxième dimanche d'avril, une fête a lieu pour commémorer la fameuse " réception des cerisiers en fleurs " organisée en 1598 par Toyotomi Hideyoshi, qui a aidé à reconstruire les bâtiments endommagés.


Temple Ginkaku-ji

Le temple Ginkaku-ji (Pavillon d'argent) est le nom habituel du temple Jisho-ji, un temple appartenant à l'Ecole bouddhique Shokoku de la secte Rinzai-zen.
Le Pavillon d'argent est un temple élégant bâti dans une enceinte magnifique au pied des montagnes de l'Est de Kyoto. Son enceinte est un exemple remarquable du paysagisme japonais. Qu'il soit assis à côté de l'unique jardin de sable avec ses cônes argentés de 2 mètres de haut ou qu'il marche sur le chemin et qu'il en entrevoit une vision fugitive sous différentes perspectives, le visiteur est constamment charmé par d'innombrables détails émouvant. Le temple Ginkaku-ji a été modelé sur son homologue, le temple Kinkaku-ji (Pavillon d'or). Conçu à l'origine comme villa de retraite du Shogun Ashikaga Yoshimasa sous l'ère Muromachi (1392 - 1573), le temple Ginkaku-ji n'a jamais été couvert d'argent et le bâtiment du temple principal reste d'un brun brut jamais peint - c'est là une illustration de l'esthétique japonaise qui veut qu'une chose épurée puisse être belle.


Temple Kiyomizu-dera

L'expression " sauter de la véranda de Kiyomizu " est l'équivalent français de " se jeter à l'eau ".
Le temple Kiyomizu-dera est peut-être le plus apprécié des temples de Kyoto et il occupe un rang majeur dans l'esprit des Japonais. La véranda du temple, qui s'avance sur le flanc d'une montagne, est soutenue par des colonnes en bois de 13 mètres de haut. Le hall principal, avec son toit typique à arêtes en écorces de cyprès, repose à l'arrière de la véranda et abrite une statue de valeur inestimable du Bodhisattva de la compassion Kannon. De la véranda, on peut apprécier à l'est une superbe vue jusqu'au-delà de la ville de Kyoto. Kiyomizu-dera est ainsi un très bon endroit pour admirer le coucher du soleil, ce qui explique aussi les nombreuses visites romantiques faites au temple.
Le complexe contient de nombreux autres temples désignés trésors nationaux, ainsi qu'une chute d'eau et des monuments qui sont entrés dans les traditions populaires. Les visiteurs viennent ainsi au temple pour boire l'eau des canaux en la recueillant dans des coupelles en fer car elle aurait des vertus thérapeutiques. En boire de trois canaux différents conférerait la santé, la longévité et le succès dans les études. Parmi les autres temples, l'un d'eux est par ailleurs dédié à un dieu de l'amour et des " bonnes rencontres ".


Temple Kinkaku-ji (Pavillon d'or)

L'image de la silhouette du temple richement recouvert de feuilles d'or se reflète magnifiquement dans l'eau de Kyokochi, l'étang miroir.

C'est peut-être l'image la plus connue de Kyoto. En se réfléchissant dans " l'étang miroir " voisin, avec ses petites îles de pierres et de pins, le temple de Kinkaku ji ou " Pavillon d'or " procure une vision à vous couper le souffle. A voir absolument.
Le premier objet du bâtiment était de servir de résidence pour la retraite du Shogun Ashikaga Yoshimitsu (1358-1409). Le bâtiment recouvert de feuilles d'or sera reconverti en temple zen peu de temps après sa mort. Un moine de 21 ans fit brûler le Kinkaku-ji en 1950, événement qui fut transformé en fiction par le célèbre auteur Yukio Mishima. Le temple fut reconstruit en 1955 et continue de fonctionner comme entrepôt pour des reliques sacrées.
Le jardin du temple est également enchanteur et abrite dans son enceinte une charmante maison de thé.


Temple Ninna-ji

Le temple Ninna-ji possède tout et plus encore : une gracieuse pagode de cinq étages, une porte principale monumentale, des jardins paysagers superbes (avec étangs, ponts et vieilles pierres), des jardins de graviers ratissés, des maisons de thé et de superbes salles pour y prier et y résider. Il est célèbre pour la floraison tardive de ses cerisiers qui attire une foule d'admirateurs chaque année. C'est un excellent exemple de l'harmonie architecturale qui caractérise tant de temples bouddhiques.

A l'origine, il était une maison d'été de la famille impériale, qui servait à fuir la chaleur estivale du palais situé au centre de la ville. Mais en 886, il fut transformé en temple par l'empereur Uda qui devint lui-même son premier grand prêtre. Par la suite, il sera de tradition pour un membre de la famille impériale d'être grand prêtre, une coutume qui durera jusqu'en 1869, quand la maison impériale sera déplacée à Tokyo.

Le temple Ninna-ji est un grand complexe où le visiteur peut passer avec bonheur plusieurs heures à explorer l'enceinte, sans oublier de voir les objets culturels inestimables conservés dans sa ? maison du trésor ?.


Temple Ryoan-ji

Au travers de son étonnante simplicité et de l'harmonie qu'il dégage, il révèle les principes de la méditation zen. Le temple Ryoan-ji est renommé pour son mystérieux jardin de pierre, le plus renommé du Japon, qui défie toutes les tentatives d'explications. Enclavées par un mur en terre, quinze pierres soigneusement disposées semblent flotter sur une mer de graviers blancs ratissés. Une plate-forme panoramique juste au-dessus du jardin donne aux visiteurs une vue ininterrompue, bien que, quel que soit l'angle sous lequel vous vous placiez, vous ne pourrez jamais voir les quinze pierres ensemble. C'est le plus célèbre jardin plat sans colline ni étang (hiraniwa) du Japon.
Après vous être assis et avoir réfléchi sur le ? sermon de pierre ? du jardin, vous pouvez vous dégourdir les jambes en faisant le tour du vaste périmètre du temple Ryoan-ji qui comprend aussi de plus grands jardins avec des arbres et de la mousse et l'étang Kyoyo-chi qui est particulièrement beau en automne. Une fois rafraîchi, vous pourrez revenir au jardin de pierre pour une dernière contemplation avant de partir.
Le temple a été bâti en 1450 par un noble, Hosokawa Katsumoto, mais personne ne connaît avec certitude la date de création du jardin de pierre, le nom de son auteur, ni même ses intentions. Alors, que signifie ce jardin de pierre ? Vous ne pourrez trouver la réponse qu'en le voyant par vous-même.


Temple Tenryu-ji

Le temple Tenryu-ji est un temple important de l'Ecole Rinzai. Il fut construit en 1339 sur l'emplacement d'une ancienne villa de l'empereur Go Daigo après qu'un prêtre ait rêvé qu'un dragon sortait de la rivière toute proche.
La principale attraction du temple Tenryu-ji est son jardin zen qui remonte au 14e siècle. Un triomphe de conception, le jardin comprend un grand étang qui capte le reflet des érables et des grosses pierres posées bout à bout sur la périphérie. Il utilise aussi le paysage des collines avoisinantes d'Arashiyama, qui paraît être le niveau suivant du jardin. De nombreux éléments de ce jardin deviendront des prototypes pour des jardins conçus ailleurs par la suite.

En automne, les érables offrent une belle image des couleurs de l'arrière-saison alors qu'au printemps vous pouvez voir fleurir les cerisiers sauvages ou les troncs chétifs des pins rouges du Japon sur les collines distantes. En toute saison, assis à contempler le paysage, vos idées deviendront certainement claires et votre corps se détendra. Ce jardin a une manière de calmer les esprits et a été conçu en partie pour cette raison.


Sanctuaire Kamigamo-jinja

Ce sanctuaire, également nommé " Kamowakeikazuchi-jinja ", est l'un des plus anciens sanctuaires de Kyoto. Son origine remonte au 7e siècle et est antérieure à l'établissement de Heian-Kyo (Kyoto).

Un grand torii orange marque l'entrée du sanctuaire Kamigamo. Derrière lui, une allée blanche conduit à travers une étendue d'herbe à un autre torii érigé devant un grand bosquet sacré. Le chemin s'enfonce alors dans une forêt et conduit au hall principal du sanctuaire situé au confluent de deux ruisseaux d'eau claire. A côté du temple principal, deux monticules de sable blanc servent de montagnes pour que les divinités puissent se poser dessus.


Sanctuaire Shimogamo jinja

Le sanctuaire Shimogamo, également connu sous le nom de Kamomioya, est le sanctuaire de la famille du clan Kamo qui habitait cette région avant le transfert de la capitale.
Le sanctuaire Shimogamo est niché au point de rencontre des rivières Kamogawa et Takanogawa et un chemin ombragé dans une forêt pittoresque permet d'y accéder. Avec des rivières de chaque côté et plusieurs petits ruisseaux s'écoulant dans l'enceinte, Shimogamo est un lieu très rafraîchissant l'été et de nombreux visiteurs y viennent, de jour comme de nuit, pour profiter de l'environnement paisible et de l'atmosphère emplie de pureté mystique.

L'enceinte de Shimogamo comprend de magnifiques bâtiments en bois de couleur vermillon, des ponts courbés sur des petits cours d'eau et plusieurs sanctuaires plus petits. Le sanctuaire de Shimogamo est l'homologue de celui de Kamigamo, qui se trouve à quelques kilomètres au nord. Ensembles, les deux sanctuaires parrainent le festival annuel Aoi Matsuri, une parade de personnes en costumes d'époque, qui est l'un des trois grands festivals annuels de Kyoto, à voir impérativement si vous êtes dans la ville le 15 mai.

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