Biographie
Fils du roi Jigme Dorji Wangchuck, il fait ses études secondaires comme élève interne au collège Saint-Joseph de Darjeeling, en Inde et au Royaume-Uni. Alors qu'il étudiait à Heatherdown Preparatory School (en) près d'Ascot à la fin des années 1960, Chögyam Trungpa Rinpoché fut son tuteur pour le bouddhisme.
À la mort de son père en 1972, il accède au trône. Il n'a que 17 ans. L'invitation de dignitaires étrangers lors de son couronnement le 2 juin 1974 marque la fin d'une longue période d'isolement du pays. Comme tous les rois du Bhoutan, il porte le titre de Druk Gyalpo (« roi dragon »).
Il poursuit la politique de son père, marquée par une lente modernisation, tout en essayant de préserver la culture bhoutanaise. En 1988, il instaure la politique du Driglam Namzha (« Étiquette et bonnes manières »), qui impose à tous les citoyens de porter les vêtements traditionnels en public et l'apprentissage du dzongkha, la langue nationale, dans les écoles. La même année, il réduit volontairement le périmètre de son pouvoir absolu et gouverne ensuite avec les conseils du gouvernement. À la fin de 2003, il ordonne la première campagne militaire bhoutanaise depuis bien plus d'un siècle pour expulser les séparatistes d'Assam qui utilisent le territoire bhoutanais pour lancer des raids contre leurs cibles en Inde. Des campagnes sont également lancées contre des séparatistes népalais dans le Sud du pays.
Par tous les moyens, il maintient un style de vie simple, préférant travailler dans une petite cabane en bois hors de la capitale Thimphu, plutôt que dans le palais-forteresse utilisé par ses quatre reines (toutes sœurs) et l'Assemblée nationale.
En Occident, il se fait remarquer par son objectif affiché de maximisation du Bonheur national brut dans son pays plutôt que du Produit national brut.
Le 16 juillet 2006, le roi Jigme Singye est nommé à son insu « guide honorifique du Mouvement raëlien », la secte du leader Claude Vorilhon, par les Raëliens eux-mêmes. Il n'a jamais rencontré aucun dignitaire de ce mouvement sectaire et ne s'en réclame pas.
De ses différentes unions, il a dix enfants (cinq fils et cinq filles), dont plusieurs ont reçu une éducation à l'étranger.
Le 14 décembre 2006, il abdique en faveur de son fils aîné, le prince Jigme Khesar, mettant ainsi en pratique sa formule selon laquelle : « Pourquoi couronner un héritier seulement quand la nation est en deuil du dernier roi ? ».
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