samedi 5 mai 2012

NEW DEHLI




Delhi (hindi : दिल्ली Dillī, ourdou دہلی ou دلّی, punjabi ਦਿੱਲੀ), officiellement le Territoire de la Capitale nationale de Delhi (anglais National Capital Territory of Delhi), est l'un des sept territoires de l'Inde. Situé dans le nord de l'Inde, sur les bords du fleuve Yamuna, Delhi est la seconde agglomération d'Inde après Mumbai : elle comptait plus de 16 millions d'habitants au dernier recensement de 20111. Le Territoire de Delhi se compose de trois administrations municipales : Delhi, New Delhi et le Cantonnement de Delhi. Depuis l'amendement constitutionnel de 1991, le Territoire possède également sa propre assemblée législative aux pouvoirs limités.
Capitale de plusieurs empires indiens, Delhi était une ville importante, placée sur les anciennes routes de commerce du nord-ouest aux plaines du Gange. Beaucoup de monuments d'importance nationale y ont été érigés au cours de l'histoire. Delhi a été rattachée à l'Empire moghol en 1526 après la victoire du prince Bâbur face au dernier sultan de Delhi. Les Moghols y établirent leur capitale dans la partie de la ville maintenant connue comme le Vieux Delhi (Old Delhi). Delhi resta la capitale de l'Empire jusqu'en 1707 et la défaite des Moghols face aux Marathas. Au début du xxe siècle, pendant le Raj britannique, le gouvernement britannique décide de déplacer la capitale de Calcutta, jugée trop excentrée, vers la ville de Delhi située plus au centre. New Delhi est ainsi construite au sud de la vieille ville et est faite capitale de l'Empire britannique des Indes en 1911. En 1947, l'Inde indépendante confirme New Delhi comme capitale du nouveau pays. En tant que siège du gouvernement de la République d'Inde, New Delhi, situé au sein du Territoire de la Capitale nationale, accueille les bureaux importants du gouvernement central, y compris le Parlement indien.
Delhi s'est développé jusqu'à devenir une ville cosmopolite dû à l'immigration massive de gens de tout le pays. Comme beaucoup d'autres grandes villes du monde, Delhi souffre de problèmes d'urbanisation tels que la pollution, les embouteillages et la pénurie des ressources. Le développement et l'urbanisation rapides de la Nouvelle Delhi et des abords ainsi que revenu moyen élevé de la population ont en grande partie éclipsé les traits socio-culturels qui représentaient Delhi quelques années encore après l'indépendance.

Le nom de Delhi est d'une origine étymologique incertaine. Une origine probable est le nom du roi Mauryan Raja Dhillu. Mais tout le monde n'est pas unanime, certains historiens pensent que l'origine serait du persan Dahleez (ourdou : دہلیز) qui signifie seuil, frontière ou encore d'une déformation de dehali en Dilli, dehali signifiant seuil en hindustani, car la ville de Delhi a toujours été considérée comme étant située au seuil de l'Inde à proprement parler, c’est-à-dire la plaine du Gange. D'autres théories suggèrent encore que le nom original de la ville aurait été Dhillika. Il y a aussi le mot hindi/prakrit Dhili qui signifie lâche et qui aurait été employé pour cette localité autrefois, qui, avec le temps, aurait donné le nom de "Dilli" à la région.

Histoire
Delhi, là où un empire s'est levé et est tombé avant l'aube de l'histoire ; là où les citadelles des empereurs sont apparues et ont disparu ; une ville à l'éternité mystérieuse dont les vieilles ruines proclament un passé majestueux et impérial et dont le présent palpite encore avec la vie toujours aussi débordante de l'Inde. Le Yamunâ peut témoigner de ces 5 000 années tumultueuses et glorieuses de l'histoire de Delhi. Une histoire qui commence par la création d'Indraprastha par les Pândava en 1450 avant J.-C. puis écrite au fil des siècles par les divers rois et empereurs qui y ont bâti leurs citadelles royales: Indraprastha, Lal Kot, Quila Rai Pithora, Siri, Tughlaqabad, Jahanpanah, Ferozabad, Dinpanah, Dilli Sher Shahi puis Shahjahanabad, qui ont fait de Delhi la cité magique qu'elle est. Il y a eu au moins neuf villes autour de Delhi moderne, et le vieux proverbe qui dit que celui qui fonde une nouvelle ville à Delhi la perdra s'est vérifié à chaque fois. La plus récente, fondée par les Anglais en 1911, est la Nouvelle Delhi ou New Delhi.


Delhi est la capitale fédérale de l'Inde. C'est par Delhi que transitent, à l'arrivée comme au départ, la plupart des touristes visitant l'Inde. Les formalités sont simples, les douaniers débonnaires et l'attente des bagages bien moins longue qu'à Roissy-Charles de Gaulle...

Delhi est une mégapole de quelque 13 millions d'habitants selon le recensement de 2001, mais ce chiffre ne cesse de croître rapidement. C'est la troisième mégapole du pays, après Bombay (Mumbay) et Calcutta (Kolkota). Delhi appartient au Territoire (Union Territory) du même nom, une enclave de 1483 km2 entre l'Etat de l'Haryana à l'ouest, et l'Etat de l'Uttar Pradesh à l'est.

Delhi est constituée de deux villes jointives (autrefois de nombreux villages), complètement différentes : Old Delhi, avec ses bazars, ses rues étroites et surencombrées, et New Delhi, création britannique du temps d'avant l'Indépendance (années 20 et 30), aux larges avenues propres et aux jardins entretenus par des ribambelles de jardiniers. C'est évidemment dans New Delhi que se trouvent les ambassades et quartiers chics. Le niveau des loyers à Delhi n'a rien à envier à celui de Paris et les quartiers nouveaux, comme Gurgaon à plus de 30 km du centre ville connaissent tours de logements, sièges de multinationales et gigantesques centres commerciaux.

Visiter Delhi

Le touriste, pressé dans la plupart des cas, ne visite de Delhi que quelques monuments phares : le Qutub Minar, le tombeau d'Humayun, la Jma Masjid, le Fort Rouge, pour terminer par un court "sightseeing" (tour de ville en car) lui donnant à admirer la perspective de l'India Gate et le Rashtrapati Bhavan. Revenons plus en détail sur ces divers monuments.

Même si l'on ne commence pas par là, tous les guides vous diront que s'il n'y a qu'une seule visite incontournable à faire à Delhi, c'est celle du Qutub Minar, minaret haut de 72 mètres datant de huit siècles. Cette tour commémore la victoire de Mohammed de Ghor sur le souverain hindou Prithviraj III en 1192. Deux séismes, aux 14 et 19 ème siècles endommagèrent gravement le Qutb Minar et les bâtiments voisins. Le minaret se compose de cinq étages aux cannelures de grès rouge superposées que séparent des stalactites de pîerre soutenant une galerie. Des sourates du Coran, le Livre Saint de l'Islam, ornent les différents niveaux. De l'autre côté de l'esplanade sur laquelle il se dresse, s'élèvent les restes d'une mosquée (Quwwat-ul-Islam), la plus ancienne de l'Inde (1193). Elle fut construite de manière hétéroclite avec les restes d'un temple hindou qui se trouvait là, antérieurement à la prise du pouvoir local par des envahisseurs musulmans.

La Jma Masjid, ou Grande Mosquée (construite de 1644 à 1658), se trouve tout à l'opposé, au nord de la ville, dans Old Delhi, au coeur d'un bazar inextricable où l'on pourrait flâner des heures. C'est la mosquée la plus vaste de l'Inde. Son esplanade gigantesque peut accueillir, en sus des capacités de la vaste salle de prières, des dizaines de milliers de fidèles. Elle est bordée de galeries. La mosquée est caractérisée par trois énormes dômes de marbres blanc et noir en alternance, le restant du bâtiment étant de grès rouge. Il n'est pas très indiqué de suivre les avis des gens qui veulent vous faire grimper dans les hauteurs : arnaque assurée.

Non loin de là et également de grès rouge, évidemment :)), le Fort Rouge. Il est en moins bon état de conservation que celui d'Agra, mais justifie quand même la visite. Dans l'enceinte du Fort Rouge, le monument le plus délicat et le plus beau (à mon goût !) est la Mosquée de la Perle, toute de marbre blanc, que l'on doit au dernier des Grands Moghols, l'Empereur Aurangzeb.

Retournant dans New Delhi, on aura le choix entre plusieurs visites intéressantes. Ceux que l'art attire ne manqueront pas l'Indian Museum. Profondément rénové, ce superbe musée présente ses collections d'art ancien (essentiellement statuaire de pierre et de bronze), mais aussi miniatures des différentes écoles, dans des salles désormais climatisées. On ne saurait citer les pièces majeures tant elles me paraissent nombreuses. Voyez la grâce de cette déesse (à gauche), ou encore ce fabuleux Surya ( page suivante)... Une mention spéciale doit être faite pour la salle des arts bouddhiques de l'Himalaya (Tibet).

Egalement dans le centre ville, on rôdera sur la large avenue de Jan Path et autour de Connaught Place (également dénommée Connaught Circus), le coeur de New Delhi. On chinera au Tibetan Market, pour acheter tissus, foulards, statuettes de métal, encens, sacs, épices...

Non loin de là, dans le même quartier, on visitera le Jantar Mantar, observatoire astronomique construit par Jai Singh 1er, Maharaja de Jaipur au 18 ème siècle. Moins célèbre que celui de Jaipur, mais presque aussi intéressant, il est situé dans un jardin public, lieu de calme et de verdure au milieu de l'agitation proche de la circulation et des foules piétonnières.

Il faut reprendre un véhicule pour se rendre sur Raj Path, immense avenue de plusieurs kilomètres de longueur, bordée de pelouses et jardins. Côté est, se dresse l'India Gate, arc de triomphe élevé en mémoire des soldats indiens morts pendant la première guerre mondiale (quelque 100.000 !). A l'opposé, côté ouest, le Rashtrapati Bhavan, ancien palais des vice-rois des Indes (du temps de la colonisation britannique), désormais résidence du Président.

Descendant encore un peu vers le sud, on ne manquere surtout pas de visiter le mausolée de l'empereur Humayun (1508-1556), merveille architecturale de grès rouge et de marbre blanc. Humayun était le fils de Babur, le premier des grands conquérants Moghols, originaire d'Asie Centrale (l'actuel Ouzbekistan), et le père d'Akbar, le plus prestigieux des Grands Moghols. Humayun lui-même ne règna qu'une dizaine d'années au début du 16 ème siècle (1530-1539 puis 1555-1556). Pour moi, le mausolée d'Humayun est le plus beau monument de la ville.

Non loin de là, ceux qui disposent d'un peu de temps feront le crochet jusqu'à Nizam Ud Din, tombeau très vénéré d'un saint musulman au sein d'un vieux quartier aux ruelles tortueuses.

Dans le même quartier (à deux kilomètres et demi quand même), on se reposera en flânant dans le Lodi Garden, jardin public bien entretenu, au milieu duquel se trouve le tombeau de Sikandar Lodi (1489-1517). Les Lodi constituèrent une dynastie musulmane, originaire d'Afghanistan, qui ne règna que trois quarts de siècles; ils furent détrônés par Babur en 1526.

Bien d'autres lieux restent à visiter dans Delhi, comme cet étonnant temple du lotus, un temple Baha'i d'architecture moderne mais fort originale, le temple (Gurudwara) Sikh, le temple de Lakshmi Narayana, construit tout en marbre blanc en 1938 selon le style des temples de l'Orissa (dit aussi temple de Birla, nom de l'industriel richissime mécène de ce temple), le Raj Ghat, lieu de crémation du Mahatma Gandhi, proche de la rivière Yamuna, l'intéressante Tibet House, qui expose des objets sacrés Tibétains et vend de l'artisanat et des livres, près du Lodi Garden, etc.







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire