lundi 30 avril 2012

LE DESERT DE GOBI


Le désert de Gobi est une vaste région désertique comprise entre le nord de la Chine et le sud de la Mongolie. Il englobe environ un tiers de la surface de la Mongolie. Le bassin désertique est délimité par les montagnes de l'Altai, la steppe de Mongolie, le plateau tibétain et la plaine du nord de la Chine. Au sens propre, le mot « gobi » (prononcé gov) désigne en mongol un territoire semi-aride (le désert est appelé tsöl). Le désert de Gobi revêt une importance historique, non seulement pour son appartenance à l'Empire mongol, mais aussi parce qu'il constituait l'un des points de passage de la route de la Soie.

Géographie


Le Gobi s'étend sur 1600 km du sud-ouest au nord-est et sur 800 km du nord au sud. Sa superficie est estimée à 1 300 000 km², ce qui en fait l'un des plus grands déserts au monde. Contrairement aux images fréquemment associées aux déserts, le Gobi est davantage recouvert de pierres que de sable.


Les paysages sont divers : on trouve de vastes plaines, d'imposantes chaînes de montagnes et aussi des dunes. Cette hétérogénéité des paysages donne au désert de Gobi des nuances de couleurs variant de l'ocre à l'or au vert des prairies flamboyantes. Le tout agrémenté d'un ciel bleu et d'un soleil brillant environ 250 jours par an.
Les seuls habitants sont des nomades qui se déplacent en chameau. Ils vivent en famille et dorment sous des yourtes. Par contre, c'est l'occasion unique de rencontrer des animaux rares. Les animaux sauvages comprennent le cheval de Przewalski, le léopard des neiges, et même des ours. En revanche, les moutons et les chèvres ont été domestiqués.
Le bassin de Nemegt, situé dans la partie nord-ouest du désert, est connu localement comme la « vallée des dragons » car il est une source de nombreuses espèces de fossiles, y compris des dinosaures, des œufs de dinosaures et des empreintes.

Climat

Le climat du Gobi présente d'importantes variations selon la saison : torride en été (+38 °C), il est glacial en hiver (-25 °C), ce qui en fait le désert le plus froid au monde après l'Antarctique. Des vents puissants fouettent régulièrement ce plateau désolé, vide de végétation. Entre la nuit et le jour, on peut observer une amplitude thermique de 32 °C. Dans le canyon de Yollin Am, on peut voir des blocs de glace au mois de juillet. Le désert de Gobi s'agrandit de plus de 10 000 km² par an.


Les animaux du désert de Gobi

Les animeaux saubages sont très nombreux en Mongolie…. En voici quelques-uns:

Le Takhi
(Le cheval de Przewalski)

Le Takhi aussi connu comme le cheval de Przewalski était le dernier véritable cheval sauvage qui existait dans le monde. Cette espèce sauvage était bien distincte des chevaux domestiques que l’on connaît aujourd'hui. Lorsque le Takhi disparu du Désert de Gobi à la fin des années 1960, le monde s'est retrouvé avec un petit élevage en captivité de chevaux descendants d’uniquement treize espèces animales. Depuis ce temps, les programmes de reproduction dans les zoos et les réserves partout autour du monde ont augmenté. La population captive s’élève à plus de 1200 dans le cas des chevaux brun doré et des chevaux noirs à crinière. Aujourd'hui, le Takhi fait l'objet d'efforts de réintroduction à l’intérieur de plusieurs organismes internationaux dont deux sites installés en Mongolie. L'un, au Takhiin Tal Dzungarian dans le Désert de Gobi et l'autre dans la steppe forestière de la Réserve Naturelle de la Montagne de Khustain. Grâce à ses efforts, la Mongolie compte maintenant plus de 60 Takhi concentré dans le sud du pays.

La Gerboise
(Jaculus orientalis)

Il y a en tout onze espèces de gerboises qui peuplent les deux secteurs de la réserve naturelle des Lacs de Gobi. Le principal ensemble de gerboises constitue l'espèce endémique des déserts d'Asie centrale. Ces petits animaux nocturnes peuvent sauter jusqu'à 10 pieds de haut et sont assurément capables de s’échapper de leurs prédateurs en plein champs. Quand une gerboise se déplace rapidement, elle saute sans arrêt avec ses pattes de derrière. Sa longue queue lui sert d’organe d'équilibrage, un peu comme la queue d'un kangourou. Parfois, les gerboises marchent lentement sur leurs pattes de derrière, un peu comme les singes, adoptant une marche bipède. En effet, ils utilisent rarement leurs quatre pattes du fait qu’il se déplace souvent en sautant comme un lapin. Les gerboises ont une ouïe très fine et possèdent également de grands yeux pour lui permettre de voir dans l'obscurité. Elles sont très bien adaptées pour s'enfoncer dans le désert aride, au climat semi désertique et des régions de steppe répandues. Malgré qu’elles soient couvertes de touffes de poils hérissés, les gerboises vivent dans les sols sablonneux sans problème. Pour se défendre, elles peuvent généralement soutenir un animal sur le sable mou et donner des coups de pied dans le sable pour éviter l’envahissement des terriers. Ces espèces sont la plupart du temps solitaire, à l’exception des femelles qui ne délaissent jamais leurs petits. D’ailleurs les gerboises peuvent donner naissance à plusieurs portées par année.

Les léopards des neiges
(Uncia uncia)

Les sommets des hautes montagnes qu’on retrouve aux alentours du Désert de Gobi sont habités depuis plusieurs décennies par le léopard des neiges. Ce félin plutôt rare et insaisissable peu pesé jusqu’à 40 kg. Il est en effet le plus grand membre de la famille des félins qui habitent la Mongolie. Les léopards des neiges habitent également les régions de hautes montagnes de l'Altaï mongol et plusieurs endroits de  Khangai. Il semble que l’espèce des léopards des neiges est en déclin en Mongolie, probablement à cause du braconnage et de la réduction des proies telles que les mouflons et les bouquetins. L’Union Mondiale de Conservation catégorisent les léopards des neiges qui habitent en Mongolie comme espèces menacées par leur environnement naturel. À l’heure actuelle, certains chercheurs estiment qu'il y a entre 500 et 1700 léopards des neiges qui habitent en Mongolie. La principale menace pour les léopards des neiges demeure, depuis plusieurs années, la présence croissante de la population humaine. En Mongolie, le léopard des neiges font concurrence avec les humains et leur bétail, autant au niveau de l'espace vital et que pour leur approvisionnement alimentaire. Les marmottes font partie intégrale de l’alimentation des léopards des neiges. Les marmottes qui sont donc l’aliment de base dans leur alimentation, surtout au cours de l'été, sont maintenant largement chassées par les humains pour l’huile, la viande et les peaux que les marmottes peuvent leur procurer. Quand il n’y a pas beaucoup de marmottes ou si elles ne sont plus disponibles, les léopards des neiges sont plus poussés à attaquer le bétail des éleveurs oeuvrant près de leur territoire. Au cours des cinq dernières années, la situation s'est détériorée de façon plus inquiétante.

Les Bouquetins Asiatiques
(Capra sibirica)

En Mongolie, on retrouve également les bouquetins, une espèce de chèvre de montagne sauvage qui vit en général dans certaines zones de la Mongolie et de l'Asie centrale. Elles s’installent souvent dans les rochers raides ou les températures sont extrêmement froides. On retrouve les bouquetins à plusieurs endroits similaires aux léopards des neiges. Notamment ils sont répandus dans l'Altaï mongol, l’Altaï du Désert de Gobi, les régions du Khangaï, et dans les montagnes de la zone qui entoure le lac Khuvsgul. Les mâles grandissent de façon énorme, et leurs cornes courbées prennent souvent une ampleur incroyable allant jusqu’à 60 centimètres chez les bouquetins les plus âgés. Les sabots abordent une forme assez particulière qui font de lui un des meilleurs grimpeurs des montagnes de la Mongolie. Grâce à ces sabots, ils peuvent fréquemment monter dans les falaises très escarpées. La barbe des bouquetins est aussi spectaculaire que leurs sabots, de par sa couleur, et leur dos argentés permet de les distinguer. Ils possèdent également un pelage brun foncé grâce auquel ils peuvent se camoufler dans les forêts. Les bouquetins se nourrissent de lichens, de graminées et de petits arbustes. Une des principales menaces qui existent  dans l’enjeu de la survie de l’espèce s’avère le braconnage, en raison de l’intérêt des humains pour les cornes des bouquetins qui leur servent de trophées. Les bouquetins sont également menacés par les prédateurs naturels comme les aigles et les loups qui s’en servent au sein de leur alimentation.

Khulan Asiatique
(Equus hemionus)

Le Khulan Asiatique, descendant sauvage de l’âne domestique, est commun dans le désert et la steppe désertiques. On retrouve les troupeaux de Khulan le long de la frontière sud de la Mongolie et de la Chine, particulièrement dans le Gobi Dzungarian et dans les régions à l'est de la zone protégée. Les Khulans vivent en troupeaux de plus de 500 bêtes de leur espèce et peuvent faire courir jusqu'à 65 kilomètres à l’heure. Ils se sauvent de façon rapide et efficace de la plupart des prédateurs naturels qui les suivent. Bien qu’il y a peu d'informations qui circule sur cette espèce animale de la Mongolie, on croit que les Khulan se répandent de plus en plus en Mongolie, bien que les humains qui récolte le bétail domestique font de plus en plus compétition avec eux en raison du pâturage. La population de l'âne sauvage Asiatique qui occupe le Désert de Gobi est l’une des sous-population les plus grandes et étendues dans le monde. D’ailleurs, les sous-populations qui se trouvent en premier rang sont situées au Turkménistan et en Inde.

Les chameaux sauvages
(Camelus ferus bactrianus)

L’organisme en charge de la protection du Désert de Gobi en Mongolie, fourni aux chameaux sauvages à deux bosses l’endroit idéal pour habiter, c’est-à-dire dans les zones frontalières avec la Chine. Ce chameau, dit de Bactriane, est l’un des mammifères les plus rares et sur lesquels il y a très peu d’études élaborées, partout à travers le monde. Les chameaux sauvages de Gobi sont les derniers ancêtres qui ont survécu aux transformations modernes de la planète. Avec moins de 300 chameaux sauvages qui ont subsisté, la population des chameaux de Bactriane s’avère en déclin. Leur domestication date de 2500 avant Jésus-Christ, et fit ses débuts sur le plateau du nord de l'Iran et du sud-ouest du Turkmenistan, pour ensuite s’étendre à l'est de l'Irak, en Inde ainsi qu’en Chine. Les chameaux de Bactriane qui ont été domestiqués sont connus sous la réputation de bêtes de somme, portant souvent jusqu’à 1000 livres sur une distance de plus de 30 kilomètres sous une chaleur torride. Il peut arriver aussi qu’ils aient à faire ce parcours sur le sable de leur milieu d'origine ou encore en ayant à supporter de très froides températures. Les chameaux sauvages de la Mongolie fournissent également de la laine, du lait et de la viande, en plus de leur peau, leurs tendons et leurs os très populaire dans le domaine du vêtement traditionnel de la Mongolie. On utilise également leur fibre comme des cordes, des câbles ou encore des pinceaux qui servent à décorer de longs tissus molletonnés. Les chameaux de Bactriane possèdent de longs poils hirsutes qui leur permettent de se garder au chaud en hiver. Durant la saison estivale, les éleveurs ont l’habitude de raser leur pelage pour améliorer leurs conditions lors de grandes chaleurs.

L’aigle doré
(Aquila chrysaetos)

L’aigle doré du Désert de Gobi est le plus grand et le plus puissant des rapaces qui vivent en Mongolie. Son plumage brun foncé cache entièrement son torse de façon unie et les plumes qu’il a sur la tête et dans le derrière du cou sont d’un jaune doré. Ses ailes sont marbrées, mélangeant des plumes blanches et dorées en parfaite harmonie. Le bec et les griffes de l’aigle doré sont noirs tandis que ses orteils sont plutôt jaunâtres. Les femelles sont généralement plus imposantes que les mâles et peuvent atteindre un poids près de 13 livres. La durée de vie moyenne de l’aigle doré est de près de 20 ans dans leur environnement naturel. Par ailleurs, le peuple Kazakh chasse généralement le gibier d'aigles dorés dans les montagnes reculées de l'ouest de la Mongolie.

Les boeufs musqués
(Moschatus Ovibos)

Le boeuf musqué se protège généralement du froid grâce à la longue laine épaisse qui se cachent sous le pelage de la surface. Cette couche protectrice de laine disparaît durant l’été pour se renouveler lors de la venue du froid. Au début de l’été, les tisserands collectent cette laine qui tombe, pour ensuite la transformer en un fin tissu, ressemblant particulièrement au cachemire. Quand le temps froid atteint son extrême, elle permet aux bœufs musqués de se rassembler pour assurer la protection des veaux et des vaches, dans une position circulaire connue sous le nom de phalange. Cette même position est adoptée par le boeuf musqué quand il se retrouve menacé. Dans le cas des meutes de loups en attaque, cette position est tout à fait efficace. Toutefois, face à une arme à feu, le boeuf musqué est impuissant, et même dans la position de phalange, il ne peut rien éviter. Les boeufs musqués sont gravement menacés d'extinction, en raison de la chasse excessive des hommes, qui s’en servent pour leur alimentation et au niveau de la confection d’équipements sportifs. Leur habitat naturel est également menacé par l’activité humaine qui prend de plus en plus de place dans les environnements naturels de la Mongolie.

L’ours de Gobi (Mazaalai)
(Ursus arctos)

L’ours est, bien entendu, l'un des animaux les plus menacés de la planète. Celui de Gobi n’échappe pas à cette réalité. La population totale des ours de Gobi en Mongolie est estimée à environ 50 ours sauvages qui réussissent à survivre dans les collines et dans les rochers qui encerclent le Désert de Gobi. La population est en décroissance d'année en année en raison de la rudesse du climat et de la pénurie d’eau et de nourriture. Les ours de Gaudi sont aussi accidentellement piégés et tués. À cause des braconniers et leur préoccupation pour le bétail, il s’est créé une concurrence pour la nourriture et le territoire entre les ours et les humains. Entre les ours, il existe aussi des combats qui vont jusqu'à la mort pour obtenir l'accès à l'eau et à la nourriture. Ces animaux sont très rares et vivent sous la menace d’extinction depuis les années 1960. Aujourd’hui, les ours de Gobi vivent principalement dans la zone protégée, mais restreinte, du Désert de Gobi, où ils jouissent de tranquillité et se retrouvent beaucoup moins dérangés à cause des problèmes des braconniers et du bétail.

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